Vous avez reçu un lien Evidiq

Voici ce que vous regardez.

Une page de vérification, bloc par bloc, sur la preuve de démonstration. Ouvrez-la à côté : tout ce qui suit s’y lit, sans compte et sans rien installer.

Le haut de la page de vérification : la référence de la preuve, le verdict « Preuve scellée et intacte », la date de scellement, la zone, le contenu, la mention « Signaux de capture : élevés », « Vérifications : 3 vérifiées », et la phrase « Établit l’origine et l’intégrité de la capture, pas la véracité de la scène ».
Le haut de la page de vérification de la preuve de démonstration, telle qu’elle est en ligne.

1 · Le verdict

« Preuve scellée et intacte » veut dire une chose précise : les fichiers n’ont pas changé depuis leur scellement, à la date indiquée dessous. Le verdict ne dit pas que la scène est vraie. Il est écrit sous la carte, sur chaque page : la page établit l’origine et l’intégrité de la capture, pas la véracité de la scène.

Quand un fichier a changé, ou qu’un contrôle décisif a échoué, le verdict le dit avec la même netteté. Seule une contradiction établie accuse ; un contrôle qui n’a pas pu être fait n’accuse personne.

2 · Les trois faits

  • Scellée le : la date et l’heure, en UTC, à laquelle nous avons scellé la preuve. C’est la date au plus tard à laquelle le fichier existait.
  • Zone : la position relevée au déclenchement, arrondie à une zone. Un fait, pas un contrôle : la page donne une précision, pas une adresse.
  • Contenu : une photo, une vidéo, ou les deux.

3 · Les contrôles, et leurs trois états

Chaque contrôle est dans l’un de trois états : Vérifié, Échec, ou Non mesuré avec sa raison. Aucun chiffre par contrôle, jamais : un point de plus ou de moins ne dit rien à celui qui doit décider. Un quatrième état, En cours, apparaît seulement le temps que la confirmation Bitcoin aboutisse.

Appareil et application

À l’envoi, l’application demande une attestation à l’appareil : sur Android, l’attestation Play Integrity ; sur iPhone, App Attest. La page dit si elle a été obtenue, et à quel niveau. Une preuve déposée par l’API, sans appareil, est marquée Non mesuré ici : un canal ne prête pas sa confiance à l’autre.

Intégrité des fichiers

Les empreintes des fichiers ont été scellées, et la page compare les fichiers d’aujourd’hui à ces empreintes. Pour une capture dont l’attestation est confirmée, un manifeste C2PA, le standard ouvert de provenance, est signé et joint.

Date de scellement

Un horodatage indépendant, ancré dans Bitcoin par OpenTimestamps. Il se revérifie avec l’outillage public ou votre propre nœud, sans nous.

Lieu demandé

Ce contrôle n’apparaît que lorsque l’organisation qui a demandé la preuve avait indiqué un lieu attendu. La page dit alors si le lieu capturé concorde.

4 · Les signaux de capture

En complément des contrôles, des mesures cherchent la reprise d’écran ou le tirage papier. Elles ont leur propre vocabulaire, jamais les trois états : signal détecté, rien relevé, analyse partielle, non concluante. Elles signalent, elles ne comptent pas : aucune d’elles ne fait ni ne défait un verdict. Ce qui tranche, c’est l’origine.

5 · Ce que la page établit, et ce qu’elle n’établit pas

  • Établit : la date au plus tard, la zone, l’appareil attesté et l’application, les fichiers intacts depuis le scellement, et, quand l’appareil a été enrôlé, son capteur, en bonus.
  • N’établit pas : que la scène est sincère en elle-même, ni ce que la preuve vaut dans votre litige. L’appréciation vous appartient.

6 · Vérifier sans nous croire

Chaque preuve embarque ses pièces, lisibles avec des outils publics.

  • Le dossier PDF autoporté : le verdict, les pièces et la méthode pour tout recontrôler, dans un seul fichier à archiver. Émis à la première consultation d’un lien partagé.
  • L’ancre Bitcoin : un fichier OpenTimestamps, revérifiable avec l’outillage public ou votre propre nœud Bitcoin.
  • Le manifeste C2PA, pour les captures attestées : lisible avec n’importe quel outil C2PA. Le signataire y apparaît « non répertorié » tant que notre admission au programme de conformité n’est pas acquise ; où nous en sommes.

Si le fichier d’origine est joint au lien, vous pouvez recalculer son empreinte vous-même. S’il ne l’est pas, l’auteur a choisi de ne pas le publier : vous devrez alors nous croire sur ce que la photo montre, pas sur son intégrité.

Deux questions qui reviennent

Comment savez-vous que la photo vient bien de ce téléphone ?

À l’envoi, l’application demande une attestation à l’appareil, et la page dit si elle a été obtenue, et à quel niveau. Quand l’appareil a en plus été enrôlé, la signature physique de son capteur, lisible dans les images brutes, est comparée à celle de la capture. Ce second contrôle ne vaut qu’en bonus : une preuve ne repose jamais sur lui seul.

Faut-il un compte pour vérifier une preuve ?

Non. Le lien de vérification s’ouvre dans n’importe quel navigateur, sans compte et sans rien installer. La page nomme ce qui a été vérifié, contrôle par contrôle, et dit ce qui n’a pas pu l’être.

Huissier, tribunal, écran, sans réseau : les questions directes, sur l’accueil. Pour aller plus loin : ce qu’une photo horodatée prouve, une photo devant un tribunal.

Vous avez lu une preuve. Vous pouvez en faire.

Une organisation ouvre le bac à sable, sans carte. Un particulier installe l’application, avec trois preuves offertes chaque mois.